Chasse Info

Syndicat National de la Chasse

 

Le grand partage

Source FNC

 

Sur le terrain, le chasseur est de moins en moins seul…

 

Il rencontre désormais régulièrement quelques-uns des 71 millions de touristes étrangers sillonnant notre pays, ainsi que ses compatriotes qui se découvrent un penchant estival ou dominical pour la nature: de la randonnée au VTT, en passant par les sports motorisés, le canoë, le traîneau à chiens et autres avatars de « l'éco-tourisme ».

 

Confronté à ces nouveaux venus, le chasseur est souvent perplexe, partagé devant les inconvénients inévitables qu'ils présentent et l'atout qu'ils peuvent être: celui d'une passion commune pour la nature, sous des formes diverses mais avec le même souci d’en conserver les richesses et les valeurs, et avec les mêmes risques de « perturbation ».

 

Le chasseur aurait tort de se laisser enfermer, sous la pression de quelques intégristes verts, dans une logique d'exclusion. Actif dans la nature, il sait qu'il doit la respecter ainsi que ses usagers et le droit de propriété, auquel le droit de chasse est attaché. À la différence de ses opposants, il en paye le prix, au sens propre.

 

Ceux qui revendiquent à la fois la nature pour tous et le droit de « non chasse » en s'appuyant sur le droit de propriété (vite piétiné quand il s'agit de mettre en oeuvre le réseau d'espaces protégés « Natura 2000 »), doivent gérer leurs contradictions. Quant au partage, pour reprendre la formule d’un écologiste de bonne foi, « il ne doit pas être un renoncement à vivre ensemble » ni se réduire à un zonage des activités, dans le temps ou dans l’espace, qui serait un échec.

 

La chasse, ni exclusive ni exclue, doit élaborer de nouvelles règles de cohabitation avec ces nouveaux usagers qui sont rarement des purs et durs de l'écologie. Il en va de notre image dans la société, qui sera de plus en plus forgée à partir de celle que chacun de nous aura laissée à nos concitoyens, l'espace d'une brève rencontre sur le terrain.

 

Avec quelques suggestions de bon sens, relevant autant de la prudence élémentaire que de la courtoisie cynégétique, ce Petit Livre Vert 2000 n’a certes pas vocation moralisatrice.

Il souhaite simplement  contribuer à un code des droits et devoirs, à un nouveau contrat social et naturel entre usagers de la campagne.

 

Faut-il rappeler que pendant longtemps, la France a tout entière vécu à la campagne, avec des chasseurs plus nombreux q’aujourd’hui mais qui n’étaient ni craints ni contestés?

 

Même s'il est encore superficiel, le ressourcement de nos concitoyens dans les campagnes est donc une chance à saisir. Rude tâche pour le chasseur qui doit admettre du même coup, pour son gibier et ses territoires, la fin d'une gestion sans partage... mais pas sans responsabilités.

 

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