PROJET DE LOI SUR LES AFFAIRES RURALES

 

La technologie c'est fini ?

 

Vers une interdiction des matériels électroniques à la demande de l'ONCFS

 

Dans le cadre de la loi « Affaires rurales » présentée en septembre au conseil des ministres, des matériels électroniques comme les enregistrements de chants de grive ou les colliers de repérage devraient être interdits en action de chasse. Mais l'émetteur pour les rapaces de chasse au vol serait autorisé (selon la Revue Nationale de la Chasse Oct 2003). Le principe de l'arrêté de 1986 qui autorise tout ce qui n'est pas interdit en électronique est inversé. Le gouvernement estime que les progrès de l'électronique engendre des dérives. Pour la Fédération des Amateurs de Chasse aux Chiens Courants, « Le collier de repérage permet de sauver des chiens blessés ou tombés dans des crevasses. D'autant qu'on verbalise les propriétaires pour divagation de leurs chiens »,

 

Pour mémoire :

Art.L.424-4 « tous les moyens d'assistance électronique à l'exercice de la chasse autres que ceux autorisés par l'arrêté ministériel sont prohibés ».

Commentaires :

Garder son caractère traditionnel à la chasse.

 

OBSERVATIONS

 

 

Lorsque l'homme est devenu chasseur, il utilisait le javelot, la sagaie, etc.

Il y a moins de 20 ans, la munition utilisée par TRADITION pour la chasse aux sangliers était la CHEVROTINE.

Aujourd'hui c'est la carabine trois coups avec des munitions ayant une vitesse de 1000 mètres par seconde avec un tir étendu jusqu'à 100 ou 200 m équipée de point rouge ou de lunette permettant de tuer net un animal à 300m. Où est la tradition ?

Si un moyen d'assistance à l'exercice de la chasse (électronique ou autre) permet d'améliorer la sécurité en aucun cas il ne faut le prohiber. Le bon sens est la chose au monde la moins bien partagée.

 

 

Pour le chasseur au chien d'arrêt, deux appareils sont concernés par cet article de loi

 

1 - LE COLLIER DE DRESSAGE

Cet appareil comporte un émetteur et un récepteur. Des ondes sont utilisées. Il entre dans le cadre de l'art.7 de L'AM du 1-8-86 donc il est interdit d'utilisation à la chasse. Cependant, en aucun cas il favorise la capture du gibier. Cet appareil est très utile en action de chasse en fonction de l'âge du chien et de son caractère. En effet, il permet de sanctionner un chien qui n'obéit pas à un ordre appris donc connu et donné par son maître (rappel, assis et couché par exemple). Après un avertissement sonore, le chien reçoit une impulsion électrique plus ou moins forte, non traumatisante, qui le stoppe net. Très sécurisant lorsque le chien poursuit un gibier à proximité d'une route, poursuit un animal domestique (chèvre ou mouton, etc), ou est agressif tout simplement.

 

Faut-il rappeler la tradition ?

 

En son temps, un chien qui poursuivait un animal domestique:

 

En son temps, un chien d'arrêt qui chassait trop loin

 

Faut-il cautionner ces pratiques barbares datant du moyen-âge ?

Ne pas prendre en considération les évolutions technologiques dans ces situations verraient réapparaître certaines de ces pratiques. Quand on sait que la SPA ou même la Fondation Brigitte Bardeau préconisent les colliers anti-aboiement dans les conflits de voisinages !!!

 

La décision de l’ONCFS et de certains présidents de fédérations départementales de la chasse (la FNC sans pour autant cautionner, ne s’est pas élevée contre ce projet) ne favorisent pas le retour d’une image négative, rétrograde et ancestrale sur le monde de la chasse, suffisamment dénigré.

 

 

2- LE COLLIER DE REPERAGE DIT « BIPER »

 

Le collier de repérage favorise t-il la capture du gibier ? C'est un appareil qui fait beaucoup de bruit.

Peut-être le « biper » hypnotise le gibier ? ? ?

Essayer de chasser la Perdrix rouge sauvage avec un chien d’arrêt avec sonnaille !

 

LU DANS UNE PLAQUETTE EDITEE PAR L'ONCFS ET FNC

« LA SECURITE ET LA CHASSE »

 

«A la chasse au petit gibier, c'est surtout à l'envol des oiseaux que surviennent les accidents ». Au bois, la visibilité est souvent restreinte, les ricochets de plombs sur les branches des arbres sont également à craindre. Tant que le chien quête, on le localise grâce à sa sonnaille mais dès qu'il est à l’arrêt c'est le silence complet. Le chasseur recherche son chien sans bruit pour ne pas faire fuir l'oiseau. On ne sait plus qui est où ?

 

Un chien à l'arrêt équipé d'un « biper » émet des sons audibles à plus de 100 m au bois. Le « biper » permet entre autre de localiser une action de chasse et signale la présence du chien et de l'oiseau que le chasseur va servir. Si un autre chasseur est à proximité, il signale sa présence, sa positon ou s'éloigne (de même qu'un chercheur de champignon bien souvent équipé d'un récepteur radio pour signaler sa présence).

 

En ce qui concerne la sécurité au bois, la signalisation visuelle, si elle est accompagnée d'une signalisation sonore, ne peut être que mieux.

 

Au choix TRADITION ou SECURITE.

Interdire le « biper » à l'arrêt du chien, au bois, n'est pas sérieux alors que l'on met la sécurité à toutes les sauces.

 

 

Avec des extraits de la lettre de M. Barny du SNCC

 

www.svndicatdelachasse.com