Le Syndicat National de la Chasse et des Chasseurs reçu au ministère de l’Environnement le 22 février 2005

 

 

Après avoir présenté la délégation du SNCC et le mode de fonctionnement de notre association à notre interlocuteur, M. Caron, nous lui spécifions les points suivants :

 

1) Le gouvernement, à l’initiative de Madame Roselyne Bachelot, a spécialement créé l'observatoire National de la faune sauvage pour fournir les éléments scientifiques d'une fermeture étagée selon les espèces. Pour la saison 2004/2005, le MEDD n’a absolument pas tenu compte des éléments communiqués par cet observatoire et les dates d’ouverture et de fermeture ne sont, ni plus ni moins que celles que réclament nos opposants.

Pourquoi Monsieur LEPELTIER, enterre-t-il cet engagement pris par le gouvernement ?

Monsieur Caron indique que le MEDD estime que cet observatoire n’a pas eu une durée de vie assez longue pour donner un avis irréfutable évitant toute contestation entre chasseurs et opposants à la chasse. D’après Monsieur Caron, des réunions plus régulières de cet observatoire permettront, à l’avenir de valider des études fiables et de mettre un terme aux querelles qui opposent chasseurs et environnementalistes.

 

2) Nous avons commenté et communiqué un dossier sur certaines chasses traditionnelles.

 

3) Nous demandons une diminution du prix de l’inscription au permis de chasser et du timbre fiscal pour ce même permis.

 

4) Nous demandons une sérieuse diminution de l’usage des pesticides.

La France est un gros consommateur de ces produits fortement polluants.

L'arrachage des haies devient de plus en plus préoccupant dans certaines régions.

S’il en est qui en replantent, elles ne sont que trop rares malheureusement. Dans la plupart des régions on les brûle alors qu’elles sont primordiales pour la survie du petit gibier mais aussi de certaines espèces non chassable comme les petits passereaux et les insectes entre autres... *1

 

5) Nous demandons la reconnaissance du travail fait par les chasseurs pour la sauvegarde des zones humides.

Nous spécifions que sur les munitions de substitutions pour les zones humides, les chasseurs manquent cruellement d'informations. Même les professionnels ont des difficultés à renseigner les chasseurs de gibier d'eau. L'ONCFS a produit une plaquette qui n'est pas suffisamment diffusée.

Nous demandons au ministère de l’écologie qu'il produise un document précis et diffusé à l'ensemble des chasseurs français.

 

6) Nous abordons les problèmes d’assèchement d’une partie des marais du Cotentin et remettons une lettre pour Monsieur le Ministre Serge Lepeltier.

Pour lire la lettre :

http://www.syndicatdelachasse.com/actu05/fev/cotentin.htm

 

7) Nous abordons les problèmes d’une législation de plus en plus évolutive et attirons l’attention de M. Caron sur ces contraintes réglementaires difficiles à suivre et à assimiler, par les trop nombreuses modifications, remplacements ou  compléments des textes antérieurs. Nous risquons en cas de non-respect par incompréhension d’aboutir sur d’injustes verbalisations suivies de condamnations par les tribunaux.

Nous signalons un oubli important dans un arrêté en ce qui concerne la pratique du « Malonnage ».

Le Malonnage est une chasse avec appelants volants, qui est impossible avec l’éjointage obligatoire.

Nous remettons une lettre sur ce sujet pour Monsieur le Ministre Serge Lepeltier.

Pour lire la lettre :

http://www.syndicatdelachasse.com/actu05/fev/loi.htm  

Monsieur CARON, nous a précisé que cela serait corrigé dans le nouvel Arrêté Appelants

 

Cette réunion s’est déroulée dans un climat détendu et notre interlocuteur a écouté attentivement nos différentes questions ou remarques sans toutefois y apporter d’autres réponses.

Monsieur Caron nous a indiqué qu’il n’était pas chasseur.

 

*1 Un article inspiré d'une enquête du BTO (British Trust for Ornithology ) sur les Oiseaux nicheurs en 2004 stipule que "Les grives sont en forte augmentation et que les coucous diminuent fortement"
En moins de quarante ans, les effectifs du Coucou se sont effondrés de 56%, les Bergeronnettes printanières de 67 %, les Pouillots fitis de 58%, les hirondelles, selon la LPO, de 73 %.
www.bto.org/birdtrends2004/index.htm