Assemblée Générale du SNCC

11 juin 2005

Compte rendu

 

 

Après avoir remercié Monsieur Gérard GUARRIGUE, maire de St Julien de Lampon, pour avoir mis la salle des fêtes de la commune à la disposition du SNCC notre président remerciait les personnalités présentes*1 , excusait les absentes et ouvrait notre AG avec une note d’humour sur la législation devenu trop prenante et surtout trop pesante.

La parole est ensuite donné au Vice-Président et nouveau Trésorier, Georges BOURDIN, qui nous fait un commentaire*2 sur la diminution du nombre de chasseurs et nous donne le compte rendu financier*3 (adopté à l’unanimité des présents).

Avant de passer la parole à Monsieur VOISIN (membre du SNCC), afin qu’il nous présente l’UGER (Union pour la Gestion de l’Espace Rurale) qu’il préside et avec lequel le SNCC travail au plan départemental, notre président nous faisait un commentaire ayant pour titre « A combien même nous préserverons les espèces, nous n’empêcherions pas nos opposants de nous combattre.

Vint ensuite le tour de Madame DARCHEN, membre du SNCC et chargée de mission au CNRS qui nous fit un commentaire sur les rapports entre la ruralité et la chasse.

Monsieur NEGRE, le nouveau Président de la FDC 81, venu soutenir le SNCC, a approuvé la ligne de conduite de notre  association. «…depuis deux ans je suis le SNCC par le biais de leur site internet. Le travail fait par cette asso est considérable et nous ne pouvons nous dissocier de la plupart de leurs actions en faveur de la chasse et en particulier de la chasse populaire…. ».

L’AROIC*4 fut présenté par son Président Didier NITSCH. cette Association, fédérée au SNCC défend le chasseur par le biais d’assurance chasse et juridique, toute particulière et unique en France.

JP CAMPANA, Président du CNB (Club National des Bécassiers,), venu en ami, s’est dit en totale harmonie avec nos actions en faveur du PMA bécasse. « …Un  prélèvement de 30 oiseaux par an est amplement suffisant au plaisir du chasseur de bécasse. Le CNB se bat pour un PMA national et l’espèrent pour la saison 2006 / 2007… »

Intervention de notre ami Monsieur BOURNAZEL ex Vice-Président du Conseil Régional d’Aquitaine et ex Maire de Domme venu nous faire un commentaire très explicites sur les inconvénients des directives européenne 79/409 et 92/43. A noter que ces 2 directives sont la base de natura 2000.

 

Notre nouvelle et charmante secrétaire, Martine GUILLOU, nous faisait un rapport moral*5 détaillé pour cette année 2004.

 

Vint ensuite l’élection des 3 nouveaux membre au CA du SNCC : Didier Nitsch, Georges Bourdin et Martine Guillou. Tous 3 élus à l’unanimité des présents.

 

Frédéric NIHOUS, directeur de CPNT et Président de l’ACPOPN (Association des Chasseurs de Pigeons et d’Oiseaux de Passage du Nord) nous faisait un discours probant sur la nécessité d’une union des chasseurs « …. Adhérez à une association de défense de la chasse, à un club cynégétique ou à CPNT, peu importe ou mais adhérez. La masse est nécessaire pour peser sur les décisions et tous les dossiers cynégétique…… ».

 

Après le discours de clôture*6 de notre président Serge CANADAS, lisible dans l’édito de la Gazette N° 17 le bar de l’amitié fut ouvert laissant la place aux commentaires de partie chasse, montrant la passion qu’est LA CHASSE.

 

*1              Liste des personnalités présentes

*2              Discours du Vice-Président Georges Bourdin

*3             Compte rendu Financier

*4             Présentation de l’AROIC

*5                    Rapport moral

*6             Discours de clôture. Voir Gazette du SNCC N° 17 Page 1 « La lettre du président »

 

Frédéric NIHOUS, (à gauche sur la photo) Directeur de CPNT et Président de l’ACPOPN (Association des Chasseurs de Pigeons et d’Oiseaux de Passage du Nord) nous faisait un discours probant sur la nécessité d’une union des chasseurs « …Adhérez à une association de défense de la chasse, à un club cynégétique ou à CPNT mais adhérez. La masse est nécessaire pour peser sur les décisions et tous les dossiers cynégétique … »

 

Monsieur Michel NEGRE, le nouveau Président de la FDC 81, venu soutenir le SNCC, a approuvé la ligne de conduite de notre association. « …depuis deux ans, je suis le SNCC par le biais de leur site internet. Le travail fait par cette asso est considérable et nous ne pouvons nous dissocier de la plupart de leurs actions en faveur de la chasse et en particulier de la chasse populaire… »

 
                                                                   

 

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Le SNCC vous remercie

 

JP CAMPANA, Président du CNB (Club National des Bécassiers, à gauche sur la photo), venu en ami, s’est dit en totale harmonie avec nos actions en faveur du PMA bécasse. « …un prélèvement de 30 oiseaux par an est amplement suffisant au plaisir du chasseur de bécasse. Le CNB se bat pour un PMA national et espère le voir se mettre en place le plus rapidement possible… »

 
                                                                         

 

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*1          Liste des personnalités présentes :

Jean-Pierre Campana, Président du CNB ; Jean-Louis Ballet, Trésorier du CNB ; Michel Negre, Président de la FDC 81 ; Roland Druère, Président de l’Association « Pour que vive la chasse » ; Didier Nitsch, Président de l’AROIC ; Raymond Voisin, Président de l’UGER ; Alain Bournazel, Ex maire de Domme ; Mme Darchen, chargée de mission au CNRS ; Serge Paillet, Président des Chasseurs de St Julien de Lampon ; Gabriel Henocq, CPNT Gironde ; Frédéric Nihous, Directeur de CPNT et Président de l’ACPOPN

 

*2  Discours du Vice-Président Georges Bourdin

Les chasseurs sont en diminution constante depuis près de vingt ans. En effet, leur nombre est passé de 2 350 000 en 1976 à 1 400 000 en 2003.

Les raisons de cette diminution d’effectifs sont nombreuses mais celle qui revient le plus souvent parmi mes connaissances est la diminution du petit gibier. Petit gibier qui était, il y a peu de temps encore, la chasse préférée en France.

Bien entendu comme beaucoup de chasseurs, je suis inquiet pour l’avenir de notre passion. Surtout que nos détracteurs n’ont pas trouvé mieux que de demander la réduction importante des périodes de chasse ainsi que la diminution des espèces chassables. Ce qu’ils avaient déjà obtenu ne leur suffisant déjà plus, ils réclament le dimanche sans chasse. Ces nouvelles attaques risquent fort d’accentuer la raréfaction des inscriptions au permis de chasser dont les chiffres sont pourtant alarmants. Plus de 90 000 en 1976 et environ 34 000 en 2000.

Mais pourquoi le petit gibier diminue-t-il de façon si importante à l’exception de quelques trop rares territoires ou une politique rigoureuse est mise en place depuis plusieurs années.

Pourtant, moins de chasseur devrait correspondre à plus de gibier !

En regardant les informations à la télévision le 29 mars, j’ai, peut être, eu un début de réponse.

Un industriel de l’agriculture, comme on les appelle maintenant, à la suite d’une leucémie d’un de ses employés, exige désormais que son personnel emploie des scaphandres autonomes pour assurer les traitements des plantations. En effet, les produits utilisés qualifiés de « phytosanitaires » par les fabricants causent de très gros problèmes de santé. Le présentateur nous expliqua que beaucoup d’agriculteurs développaient des allergies et des maladies graves envers ces produits et qu’ils étaient obligés de se protéger des pieds jusqu’à la tête… On se serait cru dans un film de science fiction lors d’une attaque bactériologique.

Malheureusement, on ne peut pas en faire de même avec les perdrix, les faisans,  les lièvres, toute la faune sauvage, les riverains et les promeneurs.

Bien entendu, il n’est pas question pour nous de faire interdire tous les produits utilisés en agriculture. Il est des produits nécessaires et même maintenant obligatoires pour avoir des récoltes saines. Mais combien de produits nécessaires en même temps qu’utiles et raisonnablement toxiques ?

Le 5 avril, le Conseil d’Etat rétablit le Fipronil utilisé pour le traitement du maïs  qui causait des ravages chez les abeilles et, sans aucun doute, sur quantité d’insectes utiles et nécessaires, les fabricants de ces produits ayant relevé une anomalie dans la procédure. Aussitôt, le Ministre de l’agriculture prend la décision de faire établir dans les délais les plus brefs un nouveau décret sur l’interdiction de ce produit pour les traitements agricoles. Sage décision quand on voit les problèmes de nos amis apiculteurs.

 

Dans le même état d’esprit, on pourrait évoquer la directive BOLKENSTEIN que nos politiques ont mis 3 ans à découvrir et dont ils demandent une complète révision. Depuis des années nous demandons la révision de la directive oiseaux et rien ne se passe…

Les autres causes de diminution du petits gibier sont nombreuses et souvent liées a des problèmes relevant de l’écologie :

-                      La route ou les passages pour le gibier et la faune sauvage ont été totalement oublié. Lors des repeuplements en lièvres, c’est une véritable hécatombe dès les premiers jours.

-                      Les marées noires et le dégazage des bateaux en mer

-                      Les fils électriques surtout sur le passage des oiseaux migrateurs

-                      Le remembrement accompagné de la destruction systématique des haies qui pourtant assuraient une bonne pénétration des fortes pluies dans le sol diminuant ainsi les risques d’inondation. Elles sont bien rares ces exploitations ou on en replante.

-                       Les poisons autorisés par arrêté préfectoral pour la destruction des rats taupiers ou les graines chargées de bromadolione ne sont pas correctement enfouies dans la terre.

-                      L’arrosage des cultures qui détruit les nids

-                      La disparition des petits bergers dans le Sud-est de la France qui, par leurs troupeaux de chèvres ou de moutons, nettoyaient la garrigue  assurant également un apport d’engrais non négligeable. Les lapins de garenne et perdrix rouges prospéraient dans ce biotope. De plus, les risques de propagation d’incendie étaient moins élevés.

-                      Les éoliennes sur lesquelles nous entendons tout et n’importe quoi. Les chiffres passe de 1,5 oiseau par an et par éolienne (chiffre validé par l’ONCFS) à plus d’un millier selon des études américaines lorsque ces engins sont installés dans des couloirs migratoires comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans la vallée du Rhône. Si je ne suis pas forcément contre ces appareils, je suis farouchement opposé à leur implantation anarchique. Sans vouloir entrer dans un débat sur l’énergie, j’aimerai vous communiquer quelques chiffres significatifs.

-                      Une tonne d’air soit 800 m3 traversant une éolienne à 25 km/h fournit 7/100 de Kwh                                                                    

-                      Une tonne d’eau dans une chute hydraulique de 360 mètres 1 kwh

-                      Une tonne d’eau chaude géothermique  à 120°C 100 kwh

-                      Une tonne de pétrole 10 000 kwh

-                      Une tonne d’uranium dans un réacteur classique 100 millions de kwh

Et bien d’autres causes encore !

 

Nos détracteurs ne se préoccupent pratiquement pas de ces problèmes. Pour eux, seuls les chasseurs sont responsables de la diminution du petit gibier et des migrateurs terrestres. Mais nous savons qu’il en est tout autrement.

Pour la plupart, ils ne parlent que de l’ours, du loup et des rapaces gros consommateurs de nos impôts. Un ours coûterait 150 000 € par an et un loup 100 000 € alors que nous sommes à plus de 10% de chômeurs et que les restos du cœur se remplissent un peu plus d’année en année. C’est également une  source de conflit avec les derniers producteurs de grande qualité que sont nos bergers qui voient leurs troupeaux mis à mal par ces prédateurs et qui sont condamnés, même en appel, par la justice lorsqu’ils veulent se protéger.

Le site du ministère de l’écologie et du développement durable est assez éloquent. Les chasseurs en sont exclus. Cet état de fait est inadmissible pour nous, c’est pourquoi nous demandons notre rattachement à un autre ministère plus à même de gérer la chasse.

 

*3  Compte rendu Financier

 

1287 membres dont :

153 membres directs                                           1530 €

1134 Membres d’association                            0290 €

 

Associations membres = 1134

Comité de Défense des Chasses Ardéchoises

Association Régionale Orientation et d’Information de la Chasse

Association des gardes chasse particulier de l’Aude

Association La Sauvagine du Val de Saire

 

Solde 2003            =             0044,56 €

Adhésion              =             1820,00 €                               Asso                      =             0290,00 €

Autocollant          =             0077,00 €                               Membres               =             1530,00 €

Total                      =             1941,56 €

 

Frais

 

Frais d’impression et d’envoi de la Gazette.

250 exemplaires à 57 centimes 142,50 € X 4 =                                 570,00 €

Achat de timbres, enveloppes et envois des recommandés       210,50 €

Nom de domaine www.syndicatdelachasse.com                          047,84 €

BP           du temps ou nous étions à Marseille                              054,68 €

ADT       Asso Des Tireurs de France                                            014,00 €

Frais de tenue de compte CCP                                                         002,10 €

Achat fax                                                                                             129,00 €

Frais d’impression autocollant                                                        200,00 €

Tampon adresse Dordogne                                                             013,40 €

 

TOTAL                                                                                                1241,52 €

 

Reste en caisse au 31 décembre 2004                                             0700,04 €

 

En 2004 les frais de téléphone, d’électricité, de papier pour l’imprimante, de cartouche d’encre pour l’imprimante, de réparation et d’entretien du PC, de connections internet, de déplacement du président à travers la France pour faire connaître notre SNCC ont été pris en charge par le président soit environ  2000 €.

 

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*4  Présentation de l’AROIC

Mesdames, Messieurs bonjour,

 

Je tiens à préciser que nos deux associations (SNCC & AROIC) sont complémentaires, nous avons pour objectif la défense de notre passion, chacune avec sa particularité, conscients du rôle incontournable du SNCC, depuis plusieurs années nous avons inséré dans notre demande d'adhésion la possibilité à nos adhérents de rejoindre les rangs du SINCC, cette année un courrier de motivation accompagne d'ailleurs toutes les demandes de renouvellement.

 

L'AROIC, c'est Quoi             L'AROIC, Pourquoi

 

Il faut remonter en 1997 où suite à une situation conflictuelle locale, un groupe de chasseurs menacés suite à une contestation a décidé de se constituer en comité de défense, mais très vite transformé en association de défense appelée AOICC. Très vite les SOS des chasseurs confrontés à des tracasseries administratives et juridiques sont arrivés, confrontés au flou et au vide juridique de l'époque, face à la réglementation où il était très facile de se perdre nous assistions très souvent à des verbalisations litigieuses, et même abusives, les motifs ne manquaient pas : Huttier traité en justice par des voisins grincheux perturbés par le chant des canards appelants, verbalisations pour motifs fallacieux, problèmes liés aux diverses réglementations Nous avons apporté notre aide dans la préparation des dossiers, fait face à toutes ces procédures, mais très vite nous avons manqué de moyens financiers, il nous restait que 2 solutions, soit d'augmenter les cotisations, soit rechercher d'autres possibilités de financement pour notre défense. Ainsi notre réflexion s'est portée sur l'une d'elles, en effet la pratique de la chasse est soumise à de très nombreuses obligations parmi elles pour obtenir le volet (cerfa) annuel du permis de chasser, il est obligatoire de présenter son attestation d'assurance chasse en cours de validité, nous avons donc prospecté de nombreuses assurances, étudié leurs propositions, recherchant la meilleure défense et recours intégrée dans les conditions générales, nécessaire à nos besoins et adaptée pour assurer notre défense.

 

Après étude des propositions, le Conseil d'Administration a décidé de retenir les propositions d'une compagnie d'assurances avec laquelle il était possible de contracter un « Contrat-Mère » d'assurance chasse, au nom de l'association, avec une répartition par avenant individuel pour chaque adhérent dans les meilleures conditions de qualité/prix, car bénéficiant des tarifs d'un contrat groupe. Nous disposions ainsi gratuitement des conseils d'un service juridique et d'un réseau d'avocats avec une étendue territoriale dans tous les pays de l'union européenne et certains pays riverains ( sauf ceux où une assurance chasse locale est obligatoire). Malheureusement an fil des procédures, le constat était simple, il y a une vie en dehors de la chasse, confrontés aux problèmes de la vie quotidienne, l'assurance chasse garantit et protège le chasseur que pendant l'action de chasse et durant la période de chasse, ainsi beaucoup de problèmes liés à cette activité ne rentrent pas dans la défense et recours. Pour combler ce vide dans nos moyens de défense, nous avons de nouveau négocié avec notre compagnie d'assurance la possibilité d'intégrer dans notre contrat une protection juridique prenant en compte ces manquements. Lors de la négociation, les conditions générales inséraient, les problèmes de la vie quotidienne (ex: défense des consommateurs) avec une couverture familiale ouvrant la protection à l'assuré ainsi qu'à toute personne vivant à son foyer dont l'assuré est fiscalement responsable avec la même couverture territoriale sur tous les pays de l'UE. Suite aux résultats des procédures engagées au profit de nos adhérents, très vite notre utilité évidente fût reconnue et nos compétences se sont très vite étendues du secteur du Calaisis sur les deux départements du Nord et du Pas de Calais, ainsi notre sigle de l'AOICC et nos statuts n'étaient plus adaptés à notre développement. En 2000, nous avons adapté nos statuts et ainsi est née l'Association Régionale d'Orientation et d'Information de la Chasse.

 

L'AROIC pour la défense de ses adhérents et de leurs familles dans le cadre de son objet social, dispose donc d'un service juridique pour l'étude et le traitement des litiges et pour l'orientation des adhérents vers les diverses procédures dans toute l’UE et certains pays riverains, ces procédures sont en premier possibilité de : Conciliation / Médiation avec bien sûr résultat au bénéfice de l'adhérent, sinon enclenchement des procédures qu'elles soient civiles, pénales ou administratives. Notre association et ses dirigeants par leurs actions s'exposent également à des recours juridiques, ainsi nous devons aussi pour en garantir la pérennité nous protéger, c'est pourquoi l’AROIC est également couverte par :

Un contrat de responsabilité civile

Un contrat de protection juridique de la personne morale

Un contrat de protection juridique couvrant le Président

Un contrat de protection juridique couvrant le Secrétaire Général

 

Cet exposé de l'origine et de l'objet social de notre association, de nos moyens de défense, définit clairement la mission que l'AROIC s'est fixée.

 Défendre et protéger les adhérents de l'AROIC, c’est à dire le chasseur.

 

A notre connaissance l'AROIC est la seule association en France disposant de cette structure, quelques uns ont essayé, mais devant la tache ont très vite abandonné.

 

En plus du rôle d'assistance juridique, l'AROIC a mis en place une structure de prévention, (mieux vaut prévenir que guérir ), pour cela la communication interne est omniprésente et les informations importantes distribuées rapidement, dés la partition au JO, d'une Loi, d'un Décret, d'un Arrêté, d'une Circulaire, tous nos adhérents en reçoivent une copie par courrier personnalisé. Face à l'évolution et à la dispersion des textes de la réglementation, le chasseur se perd dans les Arrêtés ou certains articles sont modifiés, supprimés, ajoutés, une loi qui est modifiée, avec la suite dans une autre loi qui elle n'est pas encore complétée, des arrêtés avec ou sans moratoire, des circulaires avec ou sans valeur juridique, sont autant d'éléments fragilisant le chasseur. Nos opposants sont toujours sur le qui‑vive pour se constituer partie civile, sachant que le pauvre chasseur condamné sera peut‑être un chasseur de moins. Chacun a le droit de se défendre, pour nos adhérents nous avons mis en place la meilleure arme possible, en général le simple fait d'être couvert pu une protection juridique protège des pinailleurs et autres procéduriers, contre lesquels, si cela s'avérait nécessaire, nous avons la possibilité de déposer plainte devant les juridictions concernées. Cependant, chacun a sa personnalité, ainsi devant ce que j'appellerais un Képi, tout le monde n'a pas le même comportement, certains peuvent signer n'importe quoi, d'autres auront un réflexe différent, mais il ne faut jamais oublier que lors d'un problème conflictuel ou d'une verbalisation l’issue juridique en votre faveur dépendra à 90 % du comportement à l'instant « T », d'autre part une heure après seront oubliés la moitié des faits, et il sera difficile de les reconstituer, c'est pourquoi à cet effet, chaque adhérent de l’AROIC, dispose d'un petit livret personnalisé appelé « Guide du Comportement » dans lequel sont précisées les consignes à suivre et à respecter, avec un relevé d'informations comme date, heure, endroit, nom des interlocuteurs, relevé des noms de témoins, rédaction des faits, il y est précisé que nous disposons d'un N° de téléphone INDIGO que l'adhérent peut appeler sous réserve des horaires précisés, ainsi il sera en relation téléphonique directe avec l'un de nos juristes qui le conseillera de la procédure à suivre, en dehors des horaires définis, l'adhérent peut joindre un administrateur. Nos actions sont clairement définies dans la rédaction de nos statuts, dans le cadre de défense de nos adhérents depuis sa création plus de cent affaires ont été traitées auprès des juridictions civiles ou pénales, de nombreuses constitutions de dossiers et interventions directes auprès des diverses administrations concernées, tous résolus au profit de nos adhérents. Dans le cadre de la défense de la chasse, l’AROIC se veut fédératrice de tous les types de chasse, tous les chasseurs doivent s'unir pour ne pas se voir dépouiller petit à petit de leur culture par des opposants forcenés.

Je pourrais encore développer de nombreux thèmes, mais je terminerai en vous présentant quelques exemples de nos actions et pour votre information les divers tarifs d'adhésion et de nos assurances. Mailing aux députés lors de la loi chasse 2000. Participation aux enquêtes et études cynégétiques. Aide au nettoyage d'oiseau mazoutés. Mise en place de notre guide du comportement. Mise en place d'un fichier AROIC de gestion des bagues appelants. Enquêtes de proximité dans le cadre de la constitution des dossiers. Assistance des adhérents lors des audiences. Interventions auprès de services de l'administration. Très important : L'association ne défend que ce qui est défendable, ainsi aucun acte de braconnage ne sera cautionné, tous les dossiers attenants seront au préalable examinés par le Conseil d'Administration. L'association peut d'ailleurs se constituer partie civile afin de poursuivre d'éventuels détracteurs de la chasse ou des chasseurs. Il est évident rien n'est jamais acquis définitivement, le Conseil d'Administration travaille en permanence sur l'amélioration de nos moyens de défense de la chasse et des chasseurs.

 

Concernant les différents tarifs d'adhésion, nous avons mis un point d'honneur à la possibilité d'adhésion familiale, je vais donc vous faire une présentation détaillée. Adhésion normale exercice 2005 / 2006, fixé à 19,00 Eure, dont 4,00 Euro pour l'affranchissement des divers courtiers, 8,50 Euro pour les assurances de protections juridiques de l'association, 2,00 Euro pour les adhésions au divers partenaires de l’AROIC, 4,50 Euro pour les frais de gestion de l’association. Conscients de moyens financiers des chasseurs, nous avons mis en place un tarif de première adhésion pour tout nouvel adhérent d'un montant de 12,50 Euro. Pour aider l'adhésion familiale, l'épouse du chasseur et ses enfants vivant à son foyer nous avons défini un tarif familial de 4,00 Euro, seul le chef de famille recevra la correspondance. Concernant les tarifs de nos assurances, nous bénéficions d'un tarif groupe préférentiel mais n'avons pas la maîtrise de l'évolution, qui reste la décision de l'assureur. Ainsi le tarif de l'assurance chasse pour l'exercice 2005 / 2006 est de 16,90 Euro, qui est individuelle, la Protection Juridique qui est familiale est de 19,00 Euro. Très peu d'assurances peuvent pratiquer ces tarifs, en apportant les services comme suivi des sinistres, consommateurs, gestion des litiges, service juridique, couverture juridique chasse et vie quotidienne sur toute l’UE. Pour tout renseignement :

AROIC 2803 Route de Waldam 62215 Oye-Plage  Tél : 03 21 35 69 40 Mail : didiernitsch@wanadoo.fr ou SNCC

 

*5  Rapport moral

Mesdames, messieurs Bonjour, messieurs les élus bonjour, messieurs les présidents bonjour.

 

Dans un 1er temps je vous demanderais de bien vouloir excuser des éventuels bégaiements de ma part, essentiellement du à l’émotion. C’est la 1ere fois que je prends la parole devant une assistance, et cela n’est pas évident pour moi. J’espère que l’année prochaine et au fil des ans je me sentirais beaucoup plus à l’aise.

 

Pour ceux qui ne le savent pas et suite à la démission du secrétaire du Syndicat National de la Chasse, partit vivre sous d’autres latitudes, j’assure le secrétariat par intérim et suis donc chargé de par ma fonction de vous faire le rapport moral pour l’année 2004.

 

En association avec ADT (Association Des Tireurs de France) et l’UFAA (Union Française des Amateurs d’Armes), dont notre Président est membre du Conseil d’Administration, une lettre accompagnée d’un questionnaire a été adressée aux élus se présentant aux élections régionales et cantonales de 2004. Ce questionnaire comportait de nombreuses questions sur la chasse et le tir et permettait de savoir quelles seraient leurs positions vis à vis de nos passions. Toutes ces réponses, 63 exactement, ont été archivées par l’ADT – UFAA et le SNCC, et ce,  pour nous servir au cas ou ces élus ne tiendraient pas leurs paroles.

 

Communiqué de presse le 10 février 2004. Il titrait La chasse a besoin d’union. Les chasseurs sont désormais le caillou dans la chaussure de Mme Bachelot. Ce texte de 2 pages a été envoyé à toute la presse, média, télévision, presse cynégétique, AFP etc… et à tous les inscrit de notre mailing soit plus de 3900 noms.

 

Les lettres à monsieur LEPELTIER Ministre de l’Ecologie et du développement durable ont été nombreuses. Celle du 11 septembre 2004 lui stipulait que suite à sa dernière décision concernant l’ouverture de la chasse sans chien, et dans les 3 départements concernés, l'ouverture de la chasse ne se fera pas dans un climat d'apaisement.

 

Nous avons aidé l’Association des Chasseurs de Pigeons et d’Oiseaux de Passage du Nord qui faisait une pétition demandant le retrait du pigeon ramier de la liste des espèces nuisibles dans le département du Nord en leur envoyant quelques signatures. Aujourd’hui la palombe, puisque c’est comme cela que nous l’appelons dans le sud ouest, n’est plus classée nuisible et cela grâce à cette action prépondérante de cette association nordique.

 

Nous avons envoyé de nombreux courriers de protestation aux médias et aux quotidiens. Fournir l’information est le rôle du journaliste mais la diriger n’est pas nécessairement son métier.

Pour l’exemple : M6, dans son émission Zone Interdite du 10 octobre 2004, donne une information très tendancieuse. La volonté du journaliste de vouloir nuire au monde cynégétique paraissait évidente.

Le présentateur relate l’histoire d’un automobiliste poignardé par un autre automobiliste en précisant : "Le Chasseur est descendu de son véhicule, s'est dirigé vers l'autre automobiliste et l’a poignardé". Il est vrai que l’assassin est un chasseur mais pourquoi avoir spécifié "Un chasseur écroué" et pourquoi pas "un électricien au chômage" ?  Car l’assassin était avant tout un électricien.  Cet homme n'était pas en Action de Chasse, mais tout simplement un automobiliste quelconque. Des informations de ce type et dirigées de la sorte sont inacceptables pour notre président et la plupart de nos administrateurs qui se sentent obligés de réagir.

 

Le 2 novembre 2004 nous avons envoyé un courrier de mécontentement à Monsieur Gilbert de TURCKEIM, le président de la FACE au sujet de l’accord Face-BirdLife international sur la directive 79/409. Effectivement il y a trop de contentieux dans le passé avec nos opposants dont BirdLife International fait partie. Pour ceux qui ne savent pas, BirdLife est la LPO internationale.

 

Le 2 Novembre 2004 nous avons également envoyé une lettre à notre cher Ministre de l’Ecologie que nous avons intitulée "Que faites‑vous, Monsieur le Ministre ?".

Effectivement nous recevions pas mal de courriers de chasseurs membres ou de sympathisants, qui nous demandaient ce que faisait notre Ministre.

Pour exemple, selon notre Ministre, il ne serait pas justifié ni utile de réguler le renard à compter du 1er juin.

Pourtant, l’échinococcose alvéolaire propagée par le renard, apporte une quinzaine de nouveaux cas chaque année. Dans cette lettre nous demandons a être reçu au ministère de l’écologie comme du reste dans la plupart de nos courriers.

 

Le SNCC a fait un communiqué de presse sur la mort de l’ourse pyrénéenne Cannelle. Nous estimons que la vie d’un être humain passe bien avant celle d’un ours, fusse t'elle  aussi rare que Cannelle, d’autant que l’enquête de gendarmerie stipule qu’il y a des traces de poudre sur les poils de la femelle pyrénéenne.

 

Les déplacements :

Notre président s’est rendu par 2 fois à Oye Plage.

Oye Plage se trouve dans le Pas de Calais entre Calais et Dunkerque.

Il faut savoir qu’en 2004, Oye Plage était une zone de conflit au même titre que le col de l’Escrinet et que le Médoc. Afin de mieux vous faire comprendre ce conflit, laissez moi vous expliquer ce qu’est le Platier d’Oye.

Cette zone de huttes a été créée de la main de l’homme CHASSEUR après la guerre. Effectivement les trous occasionnées par les bombes ont été agrandis par les chasseurs locaux qui avait constaté l’accumulation d’eau dans ces marres et la pose d’anatidés.

Petit à petit cette zone du Platier est devenu une zone de chasse l’hiver mais surtout une zone de reproduction à la belle saison. Attirés par ce biotope crée par les chasseurs et par la réussite de la reproduction de nombreuses espèces, les écologistes se sont mit à miroiter cet endroit en réclamant la mise en classement réserve.

Dans un premier temps 7 huttes ont été prises aux chasseurs locaux (en 1999) créant un conflit sans précédent dans cette zone entre les chasseurs et la LPO avec notamment Monsieur Allain Bougrain Dubourg. L’an dernier les 13 dernières huttes du platier étaient retirées aux chasseurs mettant fin au conflit au détriment de ces chasseurs. Les 7 premières huttes, une fois prises aux chasseurs, non entretenues par les écologistes, ont vu leur marres s’assécher. L’herbe repousse abondamment et plus aucun gibier ne se reproduit.

C’est ce que j’appelle la gestion scandaleuse de la LPO  Bravo la LPO !!!!

 

Notre président s’est rendu par 2 fois également au col de l’Escrinet. Autre zone de conflit qu’affectionne Monsieur Bougrain Dubourg, le président de la LPO qui vient chercher en haut de ce col une action médiatique nationale pour ne pas dire une publicité gratuite.

Le col de l’Escrinet a une particularité intéressante. On y prélève, selon la FRAPNA, bon an mal an, de 400 à 1200 palombes. C’est pour les chasseurs du cru une chasse traditionnelle et le seul moment de l’année ou ils peuvent prélever quelque oiseaux. Sachez que l’Espagne, suite à une demande de dérogation, chasse la palombe jusqu’au 31 mars.

La FRAPNA, association écologiste régionale et anti chasse, appuyée par la LPO, demande l’interdiction de cette chasse du col de l’Escrinet. Le plus scandaleux c’est qu’elle ne dit rien sur les milliers, je dis bien LES MILLIERS de palombes qu’il se tue, chaque année, dans le bassin parisien sous prétexte d’un classement nuisible.  Là aussi je dis bravo la LPO.

 

Le 1er mai notre président est allé aussi dans le Médoc avec le CDCAR, le CDCAR est le Comité de Défense des Chasse Ardéchoises dont Georges Bourdin est un des membres d’ailleurs.

Pour information : Selon la LPO, il existe 12 millions de tourterelles dans le monde. Le Médoc en prélève du 1er au 21 mai de 20 à 25 000 chaque année. S’il est vrai que la chasse est fermée au mois de mai, vous devez savoir que la Directive Européenne 79/409 stipule qu’il est possible aux états membre de demander des dérogations si le prélèvement ne dépasse pas les 1 %.

Je vous laisse faire le calcul………12 millions de tourterelles pour 25 000 de prélevées  ……………… Cela nous fait 0,2 %.

C’est à dire que les médocains pourraient en prélever 5 fois plus sans mettre l’espèce en danger. D’autant que le directeur du Muséum d’histoire naturelle précise qu’en Afrique du Nord la Tourterelle des bois est chassée sur son nid sans que cela mettre l’espèce en danger ni même en diminution.

Que ce soit le Platier d’Oye, le col de l’Escrinet ou les tourterelles du Médoc nous constatons que ce n’est pas la chasse, quand elle est faite d’une façon intelligente et avec des prélèvement raisonnée, qui met les espèces en danger. Les hirondelles ont diminué de prés de 73 % selon le site Internet de la LPO. Elles ne sont pourtant pas chassées.

 

Notre président s’est rendu a de nombreuses Assemblée générale.

Pour les plus importantes, celle de l’ANCGE Drome – Ardèche, celle du CNB, Club National des Bécassiers, à Egleton en Corrèze. Au Touquet dans le Pas de Calais à l’Assemblée Générale de l’ANCGE.

 

Notre site Internet fonctionne à plein régime. L’Actualité cynégétique y est remise à jour chaque semaine.

Nous avons eu 185 000 visites en 4 ans et plus de 50 000  en 2004.

Nous avons environ 60 messages par jour à traiter.

Tous les membres du Conseil d’Administration et la plupart de nos délégués ont Internet. C’est devenu un outil de travail indispensable de par la rapidité d’exécution qu’il apporte. Il réduit d’une façon conséquente notre dépense en timbres postes.

 

Voilà … j’ai fini. J’espère avoir été claire et m’être bien fait comprendre. Je vous remercie de m’avoir écouté.