Syndicat National de la Chasse
Chasse info
FLASH INFO de la FNC
Le 15 avril 2008
RENCONTRES ANIMAL ET SOCIETE : 1er ROUND
Les premières réunions des 3 groupes de travail
des Rencontres Animal et Société, se sont tenues fin mars.
Retenons avant tout de ces premières rencontres,
les différents objectifs des organisations de protection animale :
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De
façon générale, les associations de protection animale souhaitent que l’on
impose des normes nouvelles plus strictes. Leurs demandes sont avant tout
caractérisées par un long catalogue d’interdictions. Aujourd’hui, l’opinion
publique ne se doute pas que tout citoyen français pourrait demain être
concerné par certaines de ces interdictions, qu’il trouverait alors totalement
absurdes et injustes. On citera à titre d’exemple l’interdiction des petites
annonces pour vendre des animaux !
Une des fortes demandes
des Organisations est de diminuer les populations d’animaux. Les citoyens
français ne se doutent pas là non plus, que derrière un discours basé sur la
sensiblerie, ces Organisations cherchent à les contraindre dans leur liberté de
détention d’animaux !
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La
seconde demande récurrente des associations est la création de taxes nouvelles
destinées à financer pour partie leurs activités, sous couvert d’utilité
publique. Cette propension à vouloir se faire financer sa propre organisation
par l’impôt quel qu’il soit, n’échappera pas aux organisations cynégétiques
qui, en agissant pour la sauvegarde des habitats et des espèces sauvages, n’ont
que l’argent des chasseurs à leur disposition !
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La
troisième concerne l’institutionnalisation des associations de protection
animale qui veulent être présentes partout, dans toutes les instances de
réflexion, de gestion et de décision mises en place par les pouvoirs publics.
Nous savons par expérience que ceci est un préalable à l’obtention de
financements publics. On s’éloigne vite de la défense des animaux pour arriver
au stade de la rente de situation et du monopole d’intervention.
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La
quatrième requête concerne la mise en place de formations de plus en plus
contraignantes pour ceux qui détiennent, gèrent ou vendent des animaux. Il faut
être très vigilant vis-à-vis de cette demande qui a priori pourrait paraître
séduisante, au moins comme solution de compromis dans les discussions des
groupes de travail. En effet, la stratégie développée autour de la formation
obligatoire cache une volonté délibérée d’interdire au plus grand nombre la
détention d’animaux et ensuite de faire de la formation un parcours du
combattant.
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Le
cinquième axe tourne autour de l’éducation et de l’information des citoyens.
C’est le type de proposition qui mérite d’être soutenue et qui peut trouver un
consensus dans les 3 groupes, à condition que les associations ne gagnent ni
monopole, ni droit de regard sur le contenu des actions (ce qui est leur objectif
premier). C’est pourquoi nous serons d’une vigilance extrême concernant la
proposition d’un Haut Comité d’Ethique qui serait censé, demain, être celui qui
donnera son accord à toute la communication autour de l’animal.
Nous savons désormais quels sont les enjeux des
discussions à venir dans chacun des Groupes de Travail.
Globalement il s’avère nécessaire, au sein des 3
groupes, de faire en premier lieu un inventaire de toutes les réglementations
relatives à la protection des animaux, d’ores et déjà existantes en France. Par
ailleurs, des orientations sont prises pour la prochaine réunion de chacun des
Groupes :
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Dans
le groupe 1 : « Les statuts juridiques de l’animal », où la FNC
est directement représentée, la deuxième réunion sera consacrée à l’étude d’espèces
d’animaux, dont le statut est différent selon l’utilisation : le rat
(comme rat des champs, rat des villes, rat de laboratoire, etc …), l’espèce Sus Scrofa (porc/sanglier) et le poisson
(poisson d’aquarium, poisson d’élevage, poisson sauvage). Un exemple didactique
qui tend à montrer qu’un seul statut juridique de l’animal n’a pas de sens.
En outre, un exposé
juridique lors de la première séance, a clairement rappelé qu’on ne changeait
le Droit que pour des raisons majeures économiques, sociales, etc … et que cela
n’intervenait qu’après une évaluation des impacts du changement envisagé.
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Dans
le groupe 2 : « L’animal en ville », où le Comité Noé est
représenté, les participants s’attacheront à trouver le consensus autour de la
question du rôle social de l’animal. Par ailleurs, la question de la formation
des détenteurs d’animaux fera l’objet d’une très grande vigilance.
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Dans
le groupe 3 « Animal, économie et territoires », où la FNC est
directement représentée, le sujet de la corrida a été renvoyé à un intergroupe
transversal spécifique. Le sujet de la chasse a été renvoyé aux travaux confiés
par le ministre Jean-Louis BORLOO au député Jérôme BIGNON. L’abattage rituel a
lui aussi été renvoyé à un intergroupe transversal spécifique. De telle sorte que
seuls les sujets liés à l’élevage des animaux de rente, feront l’objet de
discussion dans ce Groupe 3. Dans ce domaine, la position des Organisations
Professionnelles Agricoles est unanime : ne pas accepter d’aller au-delà
de ce qu’exigent les directives européennes, au risque de se trouver dans une
situation de distorsion de concurrence, totalement insoutenable sur le plan
économique.